Dans mon atelier

Mon matériel : la machine à coudre

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On me demande souvent quel matériel j’utilise pour coudre. On commence aujourd’hui par la machine à coudre.

J’ai 2 machines : une machine à coudre et une surjeteuse. Miss Ratatouille a sa propre machine à coudre.

Une machine à coudre est une machine, d’usage domestique ou industriel, qui exécute mécaniquement les points de couture, généralement en utilisant deux fils, le fil supérieur enfilé dans l’aiguille, et le fil inférieur venant de la canette.

Source Wikipedia

Un peu d’histoire

La couture existe depuis plus de 20 000 ans, parce qu’à cette époque on utilisait des aiguilles en cornes d’animaux ou en os, et le fil était fait en tendons d’animaux (heureusement ç’a bien changé !).

Les débuts

Même si des essais ont été élaborés en 1755, c’est en 1790 que le tout premier brevet est déposé par Thomas Saint. Grâce à sa manivelle, il permettait de coudre le cuir et la toile.

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Un modèle de machine réalisée par Willam Newton basée sur les dessins de Thomas Saint. Source : Contrado

C’est au 19ème siècle et plus précisément en 1830 que la machine à coudre voit le jour… en France. Et oui, le tout 1er brevet est en bois et est déposé par Barthélemy Thimonnier à Saint-Etienne. Un seul fil est utilisé en point de chaînette. A ce moment-là, le nom est mécanique à coudre ou métier à coudre.

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Mécanique à coudre de Thimonnier, 1830, musée des Arts & Métiers
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Partons maintenant aux Etats-Unis, où en 1834, la canette fait son apparition, et donc l’utilisation de 2 fils, grâce à Walter Hunt. Mais il n’a jamais déposé de brevet, pensant que son invention ferait perdre leur emploi à des centaines de personnes.

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Machine à coudre basée sur les dessins de Walter Hunt en 1834. Source : Contrado

L’apogée

En 1846, en Angleterre, Elias Howe se penche sur le système du point noué : le fil du haut passant dans une aiguille avec celui de la canette formant ainsi un nœud. Cependant son invention ne prend pas, et il part aux Etats-Unis pour découvrir que d’autres l’ont repris.

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Machine à coudre de Elias Howe en 1846. Source : Contrado
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Le premier modèle de machine à coudre de Singer en 1851. Source : Matri

L’un des inventeurs qui l’ont copié est Isaac Merritt Singer. Ce nom vous dit quelque chose ? Normal, il s’agit bien de celui qui a commercialisé le plus de machines à coudre et est le plus connu dans le monde. Il imagine en 1851 la véritable machine à coudre dite domestique et fonde la I.M. Singer&Co. D’ailleurs, il sera poursuivi pour plagias. Isaac M. Singer ne cessera d’améliorer ce modèle pour un en faire une machine moderne (système de montée et de descente de l’aiguille) mais surtout élégante et sophistiquées telle qu’on la connaît aujourd’hui.

1867 voit la naissance de la machine à coudre à canette fonctionnant au pied avec une pédale. Le brevet, déposé par M. Pierre Cobet (un français), fut vendu à la famille Peugeot qui les fabriqua à Audincourt dans le Doubs.

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Modèle de machine à coudre Peugeot, 1867. Source : Peugeot Design Lab

Autres dates marquantes :

  • 1871 = apparition du point zigzag et du moteur à ressort pour éviter les piles lourdes et onéreuses (invention de Caroline Garcin, alsacienne, je le note parce que paradoxalement peu de femme ont été consultées).
  • 1873 = invention du bras libre pour coudre les manches et les jambes de pantalons par la marque Suisse Elna.

Démonstration du fonctionnement d’une machine à coudre de 1894

Ma machine à coudre

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Machine à coudre Lidl

C’est une machine à coudre de la marque Silvercrest de chez Lidl. Je l’ai depuis 8 ans environ. Elle est mécanique, possède 33 points différents mais je ne me sers que du point droit et de la boutonnière. Le point zigzag m’est totalement inutile puisque j’ai la surjeteuse. Il faudrait peut-être que j’essaye quelques point décoratifs mais je vous avoue sincèrement qu’ils ne sont pas transcendants.

Ce que j’aime

Elle est on-ne-peut-plus classique, elle fonctionne très bien et j’en suis très contente. Elle a un large plateau qui est pratique et confortable lorsque je couds des jupes ou robes (notamment ma robe 18ème siècle dont je n’ai toujours pas fini les articles… hum… hum…). Ce que j’apprécie beaucoup, c’est la tension automatique du fil que ma précédente machine n’avait pas. Ça c’est vraiment indispensable !

Je peux tout coudre avec : tissu peluche, du jeans, des épaisseurs (en l’aidant un peu), du stretch, etc… Elle n’est jamais tombée une seule fois en panne malgré tout ce qu’elle subit ! Sincèrement, il faudrait qu’elle soit totalement hors d’usage pour que je la change !

Ce que je n’aime pas

A vrai dire, pas grand chose. Tout ce qui lui manque c’est la boutonnière automatique (pour que les miennes soient plus régulières et qu’elles prennent moins de temps à faire) et l’enfilage automatique (c’est gadget mais tellement pratique).

Je ne sais pas ce que valent les nouvelles versions. A priori elles sont tout aussi bien pour que Lidl la propose plusieurs fois par an.

La machine à coudre de Miss Ratatouille

Me voyant coudre depuis qu’elle est née, elle en a demandé une il y a 2 ans au Père Noël (bien sûr, gentil comme il est, il lui en a apporté une). Elle a cousu quelques pochettes pour y ranger les vêtements de ses poupées.

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La sienne est une Brother Little Angel que j’ai acheté lors d’un salon Créations et Savoir-Faire sur le stand de Coudre-Paris (chez qui j’avais pris ma surjeteuse).

Elle est mécanique et n’a que 14 points, ce qui est suffisant pour débuter, mais surtout elle possède un protège-doigts, idéal pour les petits doigts inexpérimentés. La prise en main est facile et elle est beaucoup plus silencieuse que la mienne.

Mes conseils pour investir

Il faut savoir qu’il y a 2 catégories de machines à coudre :

  • les mécaniques (standard, sans fioritures, minimum de fonctions)
  • les électroniques (modernes, beaucoup de fonctions)

Les machine à coudre mécaniques

J’ai toujours eu des mécaniques. Elles ont le très gros avantage d’avoir une prise en main rapide et facile, et d’être très robustes. De plus, elles sont peu onéreuses, c’est donc idéal pour débuter.

Les machine à coudre électroniques

Elles sont plus modernes avec leurs nombreuses fonctionnalités et points. Il y a beaucoup de points décoratifs, les boutonnières sont souvent automatiques. A contrario des mécaniques, elles tombent plus fréquemment en panne (logique me direz-vous puisqu’elles ont plus de composants).

Les marques

C’est un véritable casse-tête lorsque l’on veut acheter. Voici les marques les plus connues de machines à coudre :

Je peux dores-et-déjà vous dire que les Singer n’ont plus rien à voir avec leurs ancêtres. La qualité et la robustesse ont disparu de leur cahier des charges. Dommage. Je vous déconseille donc cette marque.

Je pense qu’avant de se précipiter sur le dernier modèle à la mode, il faut se poser les bonnes questions :

  • Que vais-je coudre ?
  • Qu’ai-je envie de coudre ?
  • Voulez-vous juste faire des réparations et des ourlets ?
  • Voulez-vous faire des vêtements, des doudous, des sacs, etc… ?

En effet, de ces questions découleront diverses réponses qui vous aideront à faire votre choix.

Ourlets, réparations, etc…

Les premiers prix et entrées de gamme sont suffisants puisque cela ne demande pas beaucoup de points et de fonctions. Ne mettez pas plus de 200€. Les modèles d’Aldi ou de Lidl sont suffisants pour ces travaux.

Vêtements, doudous, sacs, etc…

Là, il y a des différences. Certains travaux demanderont des fonctionnalités bien précises. Ainsi, si vous cousez du jeans ou du jersey il faudra faire attention ou pas à la résistance de la machine. Si vous voulez faire des sacs, la machine passe-t-elle facilement les épaisseurs ?

Qu’elle soit mécanique ou électronique, il y a une fonction indispensable à prendre en compte lors du choix : la tension automatique du fil. Elle sert à tendre le fil supérieur en fonction de l’épaisseur du tissu. C’est un élément qui peut vite vous prendre la tête en plus de tous les paramètres à prendre en compte lorsque l’on coud. Si on peut se débarrasser d’une tracasserie c’est mieux non ?

Autre point que j’aimerais avoir : la boutonnière automatique. Ah ne plus à avoir à faire 4 étapes mais que ce soit la machine qui le fasse et en plus que ce soit régulier et joli et tout ça en 1 seule étape ! Le rêve ! A priori toutes les machines électroniques le proposent.

Pour ces machines-ci il faut compter plus de 300€ pour les milieux de gamme.

Si vous souhaitez coudre du jeans ou des tissus d’habillement épais, une machine sort du lot : la gamme Toyota Super Jeans. Elle est mécanique et vous pourrez la trouver entre 180 et 300€.

Les machines à coudre combinées

Une brodeuse (machine à coudre qui permet de broder des motifs ou des lettres directement sur le tissu) vous tente mais vous n’avez pas la place d’avoir plusieurs machines ?

Mauvaise nouvelle, je suis contre. Oui c’est pratique d’en avoir 2 en 1 mais ce n’est pas durable. D’abord, tôt ou tard, une des deux fonctionnalités tombera en panne voire ne fonctionnera plus du tout, et puis les machines sont chers et les réparations aussi. J’ai eu plusieurs cas autour de moi.

Personnellement je suis très partagée. Mais je pense que je viendrais à l’électronique pour avoir les fonctionnalités que je souhaite. Quelle marque ? Brother ou Janome je pense. Brother parce que c’est la marque de la machine de Miss Ratatouille et aussi celle de ma surjeteuse. Janome parce que c’est une marque qui est, d’après ce que je peux lire, assez robuste et qui a le meilleur rapport qualité/prix du moment.

J’espère que cet article vous a été utile et que vous avez appris comme moi des choses sur l’histoire de la machine à coudre. A bientôt pour un nouvel article sur mon matériel.

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